En résumé
La réforme de la facturation électronique impose à toutes les entreprises d’émettre leurs factures B2B dans un format structuré. Fini le format papier et PDF.
Trois formats sont reconnus par la DGFiP : Factur-X, un format hybride PDF/XML, et UBL et CII, deux formats XML purs. Bien qu’ils fonctionnent différemment, ils sont tous interopérables : la Plateforme Agréée par laquelle transitent vos factures assure automatiquement la conversion entre formats.
Vous n’avez donc pas besoin d’une solution qui supporte les trois. Un seul suffit pour être conforme à la réforme.
Sommaire
- Pourquoi la facture papier et le PDF ne suffisent plus ?
- Les 3 formats structurés obligatoires
- Interopérabilité entre formats grâce à la Plateforme Agréée
- Trois formats, une seule obligation : une solution qui en supporte au moins un
Jusqu’à maintenant, une facture, c’était un document papier ou un fichier PDF envoyé par e-mail. À partir de septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, et jusqu’en 2027 pour les PME et TPE, ce ne sera plus le cas.
La réforme de la facturation électronique impose à toutes les entreprises assujetties à la TVA d’émettre et de recevoir leurs factures B2B dans un format dit “structuré” : Factur-X, UBL ou CII. Trois noms que vous voyez certainement partout dans vos recherches d’une Solution Compatible pour la facturation électronique, et qui peuvent sembler techniques au premier abord.
Pourtant, la réalité est plus simple qu’il n’y paraît. Dans cet article, nous vous expliquons ce que sont ces trois formats, en quoi ils diffèrent, et pourquoi vous n’avez pas besoin de choisir une solution qui supporte les trois, les plateformes de facturation s’occupant de la conversion automatiquement.
Pourquoi la facture papier et le PDF ne suffisent plus ?
Concrètement, lorsque vous recevez une facture en format papier ou en PDF, vous devez en extraire les informations manuellement, ou via un outil de reconnaissance optique.
Le montant, la date, le numéro de TVA… chaque donnée doit être ressaisie ou vérifiée. C’est une source d’erreurs, de perte de temps, et d’impossibilité de traitement automatisé à grande échelle.
C’est précisément ce que la réforme cherche à corriger. En imposant des formats structurés, elle garantit que chaque facture émise contient des données lisibles et exploitables directement par les systèmes informatiques, sans intervention humaine. La transmission à l’administration fiscale, le rapprochement comptable, la détection des fraudes à la TVA, etc. Tout cela devient automatisable.
Le PDF n’est donc pas interdit en tant que tel (le format Factur-X le prend d’ailleurs en charge) mais il ne peut plus être le seul support d’une facture légale en B2B.
Les 3 formats structurés obligatoires
La nouvelle réforme reconnaît trois formats officiels, tous validés par la DGFiP. Ils ont en commun d’intégrer des données structurées lisibles par les systèmes informatiques, mais ils ne fonctionnent pas de la même façon.
Factur-X : le format hybride
Factur-X est un format hybride : il se présente comme une facture PDF classique, tout en embarquant un fichier XML. Ce langage de balisage permet de structurer l’ensemble des données de la facture et de les rendre exploitables automatiquement par les systèmes informatiques.
C’est le format le plus répandu en France, et celui que l’on trouve majoritairement dans les Solutions Compatibles.

UBL : le standard international
UBL (pour Universal Business Language) est un format XML pur.
Contrairement à Factur-X, il ne contient pas de PDF lisible : c’est un fichier de données brutes, destiné à être traité directement par les logiciels. Pensé pour les échanges de données informatisés (EDI), il est particulièrement adapté aux grandes entreprises et aux transactions internationales.
CII : le format des grandes industries
CII (pour Cross Industry Invoice) est également un format XML pur. Développé par l’ONU pour les échanges complexes et internationaux, il répond aux mêmes besoins que l’UBL (traitement automatisé, interopérabilité) avec une syntaxe XML différente, bien que les deux formats encodent les mêmes informations. Il est particulièrement adapté pour les secteurs industriels et les grands comptes.
Tableau récapitulatif des trois différents formats structurés conformes pour la facture électronique :
| Factur X | UBL | CII | |
|---|---|---|---|
| Type | Hybride : PDF + XML | Format XML pur | Format XML pur |
| Lisible par un humain ? | Oui | Non | Non |
| Traitement automatisé ? | Oui | Oui | Oui |
| Adapté pour | TPE / PME – Format le plus répandu | Grandes entreprises, international | Grandes entreprises, industriels |
| Reconnu par la DGFIP ? | Oui | Oui | Oui |
Chacun de ces trois formats est donc conforme à la réforme et permet le traitement automatisé des factures.
Dans votre recherche d’une solution, assurez-vous simplement qu’elle prend en charge au moins l’un d’entre eux, c’est la condition pour être conforme. À défaut, vous vous exposez à des sanctions de la part de l’administration fiscale.
Interopérabilité entre formats grâce à la Plateforme Agréée
Que se passe-t-il si, par exemple, votre fournisseur émet en UBL et que votre logiciel ne gère que le Factur-X ?
Votre logiciel de facturation peut ne prendre en charge qu’un seul des trois formats, et ce n’est pas un problème. Toute facture électronique transite obligatoirement par une Plateforme Agréée qui est conçue pour gérer les trois formats nativement.
Concrètement, si votre fournisseur émet une facture en UBL via son logiciel, et que la réception se fait en Factur-X sur votre Solution Compatible, la conversion est effectuée automatiquement entre les Plateformes Agréées émettrice et réceptrice. Ni vous, ni votre fournisseur n’avez quoi que ce soit à paramétrer.
Ce principe vaut dans tous les sens : Factur-X vers UBL, UBL vers CII, CII vers Factur-X. L’interopérabilité est totale.
Trois formats, une seule obligation : une solution qui en supporte au moins un
Factur-X, UBL, CII : trois formats structurés, tous reconnus par la DGFiP, tous interopérables via les Plateformes Agréées. Quel que soit celui pris en charge par votre logiciel, vous êtes conforme à la réforme.
Lors du choix de votre solution, vous n’avez donc pas à rechercher un logiciel qui supporte absolument les trois formats. Dès lors qu’il prend en charge Factur-X, UBL ou CII, cela suffit pour émettre et recevoir des factures en toute conformité.
Dans les faits, vous constaterez que la grande majorité des logiciels proposent le format Factur-X. Son format hybride PDF/XML en fait le choix naturel pour les TPE en transition depuis le PDF.
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